Une alternative économique – la Gallus RCS offset
L’offset reste très demandé dans l’impression des étiquettes en petite laize. Depuis 2005, la machine Gallus RCS peut être équipée de groupes offset interchangeables et la moitié des Gallus RCS sont livrées dans des configurations qui combinent l’offset à d’autres procédés. Cette année encore, l’offset fut l’un des thèmes majeurs du salon Labelexpo, à Bruxelles.
Quelle que soit la solution offset, la qualité de l’impression et la flexibilité quant aux substrats sont généralement les premiers critères avancés. Mais l’une des questions essentielles, à savoir celle de la rentabilité, reste souvent sans réponse.
Les facteurs en faveur de l’offset
Souvent, dans le passé, l’offset n’était utilisé que lorsqu’il fallait satisfaire des critères qualitatifs très sévères ou que le support d’impression n’autorisait pas d’autre procédé d’impression. Dans ces cas, il était aisé de justifier les surcoûts. Pour que l’utilisation de l’offset soit efficace et rentable, la construction de la machine doit répondre à un certain nombre d’exigences qui ne sont pas faciles à remplir. Dans le premier article de cette série, nous vous avons montré comment Gallus avait pris en compte ces exigences avec la Gallus RCS.
La qualité et la flexibilité de l’offset resteront des critères de différenciation importants par rapport aux autres techniques. Mais aujourd’hui, le niveau de standardisation de l’offset est lui aussi un facteur clé pour le choix du procédé d’impression principal. Les contraintes de logistique (multisourcing, etc.) et de présentation du produit (harmonisation des lignes de produits, homogénéité de l’emballage et de l’étiquette) génèrent une demande de standardisation qui conduit à l’offset.
La forte progression des marques de distributeurs est aujourd’hui un élément important à prendre en considération pour le choix du procédé d’impression principal. A l’origine, les distributeurs ont créé leurs propres marques pour se protéger de la toute-puissance des grandes marques. Aujourd’hui, les fabricants de « produits blancs » se développent en copiant des concepts commerciaux qui ont fait la preuve de leur efficacité. En économisant sur le développement de produit et la communication, ils peuvent produire à meilleurs coûts et proposer leur marchandise à des prix plus bas. Ce faisant, ils créent à leur tour une pression sur les grandes marques. La place sur le linéaire étant âprement disputée, il est impératif de se différencier.
Si elle est a priori positive pour le secteur de l’étiquette, cette évolution s’accompagne aussi d’une pression de plus en plus forte sur les coûts.

Fig. 1 : La place sur le linéaire est âprement disputée – un supermarché moyen
référencie entre 20 000 et 40 000 articles.
Temps de calage contre coût du cliché
Nous allons montrer ci-après que l’utilisation de l’offset se justifie aussi pour des raisons purement économiques, et nous mettrons en évidence les facteurs déterminants à cet égard.
Il est rare que l’impression des étiquettes soit réalisée uniquement en flexographie ou uniquement en offset. Autrement dit, le procédé principal est combiné à la sérigraphie, à la dorure à chaud ou à froid, ou encore au vernissage. L’ordre de succession de ces procédés est très libre et dépend de la commande. De nombreuses commandes d’étiquettes comportent aussi des encres spéciales qui s’ajoutent ou se substituent aux encres conventionnelles.
Du point de vue de la structure des commandes, nous trouvons en majorité des commandes répétitives avec des étiquettes déclinées en une ou plusieurs variantes (langue, style, etc.). Il s’agit de commandes cadencées, appelées périodiquement.
La complexité des procédés, la multiplication des variantes et les appels de commandes à intervalles rapprochés entraînent un travail de calage important qui représente assez souvent 50 % du temps de production disponible. Quel que soit le procédé principal, il faut donc organiser les opérations de mise en train et de calage de la manière la plus efficace possible. Pour cela, il est indispensable d’avoir un flux de production cohérent et une machine dotée de systèmes d’équipement et de calage appropriés.
Malgré tout, aujourd’hui encore, l’offset n’atteint pas tout à fait les performances de la flexographie en termes de temps de calage et de limitation de la gâche papier. Les clichés flexographiques sont cependant nettement plus coûteux que les plaques offset. S’agissant du choix entre offset et flexographie, le seuil de rentabilité est donc déterminé par le rapport entre les coûts de calage et les coûts d’outillage. Pour ce calcul, nous pouvons faire abstraction des procédés complémentaires comme la sérigraphie ou la dorure à chaud car elles ont les mêmes répercussions sur chacun des deux procédés principaux.

Fig. 2: L’offset peut être une alternative économique à la flexographie.
Les deux préalables à la compétitivité de l’offset sont des temps de calage courts et une gâche papier réduite. La Gallus RCS remplit parfaitement ces conditions grâce à son système de chargement par l’avant et à son automatisation poussée.
Prise en compte de tous les facteurs
Répondre à la question de l’offset sans se pencher sur la rentabilité de son utilisation peut avoir de lourdes conséquences. La qualité, la flexibilité et la productivité sont les trois piliers sur lesquels la Gallus RCS appuie son succès.

Fig. 3: Quelques gestes simples suffisent pour installer le groupe offset à n’importe quelle position de la machine
d‘impression.
Avec le chargement de toutes les unités par l’avant, les procédés d’impression interchangeables, le système de manchons, les chambres à racle, l’automatisation poussée et la mémoire des paramètres des commandes, la RCS assure des calages extrêmement rapides. De plus, le système de lavage automatique, les encriers motorisés, la gestion des couleurs assistée par ordinateur et la séquence de mise en route sont garants d’une très faible gâche papier.
La Gallus RCS est dès aujourd’hui leader sur le plan de la rentabilité. Dans le troisième et dernier article de cette série, à paraître dans le prochain numéro de Gallus In Touch, nous vous montrerons comment les innovations à venir rendront la machine Gallus RCS encore plus efficace et ce que cela changera dans le quotidien de l’imprimeur d’étiquettes.
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