Edition 40 / décembre 2014

L’influence du cliché flexographique sur le résultat d’impression

Le cliché peut être considéré comme la pièce maîtresse de la flexographie car il a une influence déterminante sur les résultats d’impression et l’efficience de la production de l’imprimeur d’étiquettes. Le marché propose plus d’une quarantaine de clichés flexographiques différents qui se distinguent radicalement par leurs propriétés, leur tenue à l’impression et leur procédé de fabrication.

L’imprimeur d’étiquettes est donc confronté à la difficile tâche de choisir le type de cliché adapté à ses besoins. Gallus a pris le temps d’étudier soigneusement tous les clichés flexographiques de renom sous leurs aspects techniques et de les comparer au cours d’une campagne d’essais de plusieurs semaines. Les résultats et les évaluations vont d’« excellent » à « inutilisable ». Même s’il n’existe pas de cliché flexographique parfait pour tous les domaines, nous avons pu identifier quelques excellents clichés pour l’imprimeur d’étiquettes.

Les bases

La plupart des clichés flexographiques actuels sont en matériau photopolymère, les clichés en caoutchouc sont assez rares. Les procédés de gravage du cliché photopolymère vont de l’utilisation de solvant au développement thermique en passant par le gravage à l’eau. La majorité des clichés photopolymères sont gravés au solvant ou à l’eau suivant la procédure ci-dessous (1-6) :

Les points plats (Flat Top Dots)

Actuellement, on observe sur le marché des clichés une tendance à la technologie des points plats. Ces clichés présentent un point dont le sommet est plat et non plus arrondi, et ils offrent des résultats plus constants et plus précis.

Le cliché flexographique photopolymère insolé numériquement présente en général un point dont le sommet est arrondi. Cette forme est due à l’oxygène qui perturbe la polymérisation du photopolymère au cours de l’insolation UV, en entraînant un rétrécissement des points de trame.

L’oxygène perturbe la polymérisation du photopolymère, créant des points aux sommets arrondis.

L’élimination de l’oxygène permet une polymérisation idéale qui donne des points plats.

Il existe plusieurs méthodes pour éliminer l’oxygène indésirable lors du processus d’insolation. Nous présentons ci-dessous quatre moyens utilisés par les fabricants de clichés.

1ère méthode : Kodak (Flexcel NX)

Le film laminé, imagé par laser empêche le contact direct avec l’oxygène pendant l’insolation sous UV-A.

2e méthode : MacDermid (Lux)

Une membrane (un film mince) est laminé sur la couche LAMS pour empêcher le contact direct avec l’oxygène pendant l’insolation sous UV-A.

3e méthode : Flint (NExT)

Une pré-exposition avec des LED UV élimine l’oxygène tout en polymérisant la couche supérieure du cliché.

4e méthode : DuPont (Digiflow)

Le cliché est placé dans une atmosphère inerte (azote) qui élimine l’oxygène pendant le processus d’insolation usuel.

Quels sont les aspects déterminants pour la qualité du cliché flexographique ?

Chaque imprimeur a ses propres exigences vis-à-vis du cliché flexographique. Certains imprimeurs recherchent la rapidité de fabrication, d’autres s’attachent exclusivement à la qualité d’impression et d’autres encore sont très sensibles aux aspects écologiques.

Le prépresse et le traitement du cliché ont certes un impact significatif sur le résultat d’impression, mais le facteur le plus déterminant est le matériau du cliché. Or, celui-ci est défini par le fabricant et l’utilisateur ne peut pas le modifier.

Lors des essais effectués sur ses sites, Gallus a tiré des épreuves dans des conditions identiques, avec des clichés flexo des grands fabricants. L’examen et la comparaison des résultats obtenus ont mis en évidence des différences importantes.

Si la qualité d’impression est le seul aspect pris en compte, plusieurs critères permettent de distinguer un bon cliché d’un cliché médiocre. Aux imprimeurs qui recherchent le meilleur cliché du point de vue de l’impression, nous recommandons d’effectuer des essais en évaluant au minimum les aspects suivants :

Tableau 1 des caractéristiques à évaluer lors des essais d’impression

Tableau 2 des caractéristiques à évaluer lors des essais d’impression

Tableau 3 des caractéristiques à évaluer lors des essais d’impression

Conclusion

Le choix du type de cliché flexographique est capital car il a un impact déterminant sur la qualité et l’efficience de la production de l’imprimeur. Il est recommandé de réaliser des essais comparatifs et d’étudier soigneusement les résultats obtenus.

Des essais d’impression poussés ont permis à Gallus d’acquérir une solide connaissance des différents types de clichés flexographiques. Gallus partage toute cette expérience et ce savoir au cours des séminaires d’impression qu’il propose.

Pour de plus amples informations sur les séminaires d’impression de Gallus, veuillez vous adresser à Roger Oberholzer (roger.oberholzer@gallus-group.com).


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